Comment gérer sa peur du changement ?

 

Qui dit changement, dit sortir d’une situation connue (ou zone de confort) et s’engager dans une situation plus ou moins connue. Et pour la plupart d’entre nous, cette part d’inconnue ou d’incertitude fait peur. Première bonne nouvelle : c’est « normal » ! Seconde bonne nouvelle : il est possible de d’apaiser la peur et de l’utiliser à notre avantage.

 

Les quelques pistes utiles pour envisager la peur sous un angle positif

 

J’écris cet article parce que je ressens, au moment où j’écris cet article, de la peur. Alors j’en profiter pour partager ce sujet sensible et faire ensemble sa connaissance.

    • [M. Sceptic] : Parce que toi, tu as peur ? Tu nous parles de changement de vie et tu flippes ?
    • [M. TLM] : Tu me crois différent des autres ? Absolument pas ! Certes, j’ai étudié le sujet, ce qui fait que j’ai peut être des connaissances supplémentaires par rapport à toi, mais je n’en demeure pas moi un être humain, soumis à ses émotions dont la peur fait partie. Cet article n’a pas l’objectif de te faire croire qu’il est possible de ne plus ressentir de peur (ce serait bien trop risqué pour ta vie en général), mais pour te proposer des pistes pour apprendre à reconnaître et gérer cette émotion.

Oui, mon propre changement de vie se précise, se concrétise. Le temps avance inexorablement et mes échéances se rapprochent. Alors certes, je prépare ma reconversion en amont, mais il y a un moment où il faut franchir un cap significatif. Ce me fait penser au saut à l’élastique. Tu sais que tu es attaché et que tu ne peux pas t’écraser, mais malgré tout, il y a une inconnue dans la sensation même de chuter, alors la peur s’invite.

  • [M. Sceptic] : Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!
  • [M. TLM] : Quoi ? Tu as sauté ?
  • [M. Sceptic] : Oui, et ça y est, je suis en bas ! Youhouuuuuuuu ! Le top ! Je l’ai fait !!!!
  • [M. TLM] : Fier d’avoir sauté hein !?
  • [M. Sceptic] : Clairement oui ! Et j’y retournerai bien !
  • [M. TLM] : Si tu veux, mais ta zone de connue vient de changer, ce sera bien plus facile maintenant, et tu risques d’avoir moins peur !

Une fois que vous avez pris conscience de votre ressenti et que vous avez identifié que la peur s’invitait en  vous, il me semble qu’il y a trois choses à faire vis à vis de cette émotion (ça reste vrai pour les autres, mais focalisons-nous sur celle-ci).

La première, c’est de l’entendre. Si une émotion s’exprime c’est qu’elle a quelque chose à dire.

La seconde est de prendre conscience des réactions possible face à cette émotion de peur et de lui répondre en lui signifiant nos intentions.

La troisième c’est d’agir et d’avancer en se faisant confiance. Et ce, même si on ne peut pas tout border, gérer et prévoir, il restera une part d’inconnue, sinon ce ne serait pas un changement.

01.

Savoir identifier cette émotion et la prendre en considération !

  •  [M. Sceptic] : Attends ! Tu nous dis de l’écouter et après tu nous dis d’avancer quand même !!??…
  • [M. TLM] : Effectivement. Il est intéressant de se fixer sa propre limite dans la recherche des causes de sa peur et des moyens pour la gérer, mais il y aura toujours une part d’inconnue quoi que tu fasses.

Alors que peut-elle bien nous raconter cette peur ? Et bien d’une manière générale elle dit que quelque chose ne semble pas suffisamment clair ou prêt pour vous permettre d’avancer sereinement. Voici une liste de questions que vous pouvez vous poser :

  • Avez-vous bien défini votre objectif ? Savez-vous où vous allez ? À quoi ressemble votre objectif ? Fermez les yeux et visualisez-le. Y arrivez-vous ? La visualisation est un outil puissant.
  • Pourquoi faites-vous ça ? Votre objectif vous correspond-il ? Vos valeurs sont-elles alignées avec votre objectif ? Votre objectif a-t-il un sens (profond) pour vous ?
  • Avez-vous les compétences nécessaires (au moins le minimum pour débuter car avant d’être expert, on est débutant hein !) ? Ou devez-vous acquérir les compétences minimales ?
  • Avez-vous les idées claires (le mieux possible, parce que vous ne saurez pas prévoir l’imprévu non plus, hein !) sur la manière dont vous comptez vous y prendre pour changer ? Avez-vous posé sur le papier une première ébauche de votre stratégie ? Ou de votre chemin pour atteindre votre objectif ?
  • Avez-vous besoin d’être entouré, d’avoir un partenaire ou des associés sur ce projet ?
  • Votre entourage est-il un support à votre projet ?
  • Combien de temps pensez-vous mettre pour atteindre votre objectif ? Vous donnez-vous des échéances ?
  • De combien d’argent avez-vous besoin pour réaliser votre objectif ? Des efforts financiers sont-ils à prévoir ? Il y a-t-il des choses à réévaluer dans votre budget, votre niveau de vie, ou votre cadre de vie pour vous permettre d’atteindre votre objectif ?
  • Où votre objectif prendra-t-il forme ? La visualisation est un outil puissant.

 

Et à chaque question qui vous parle, demandez-vous quelles actions vous pourriez entreprendre pour y répondre. À chacun de trouver ses réponses.

Refaites autant de fois que nécessaire cet exercice jusqu’à ressentir une diminution significative de la sensation de peur ou jusqu’à la considérer comme non handicapante pour avancer.

  •  

02.

Quelle attitude adopter face à la peur ? 

Il existe trois attitudes possibles face à la peur. Ces réactions sont inscrites dans notre patrimoine génétique (amygdale du cerveau) depuis que l’homme est sur Terre :

  1. L’attaque ou s’adapter à la situation
  2. La fuite ou quitter la situation

L’homme moderne se permet cette troisième alternative. Mais à l’époque préhistorique, cette alternative n’avait pas d’adepte. Elle était synonyme de mort.

3. La sidération ou s’immobiliser

Il n’y a pas de bonne réponse, il y a celle qui vous convient en votre âme et conscience. Encore que la troisième est de la loin celle qui doit être évitée autant que possible. Il s’agit du déni et elle ne mènera nulle part. Il peut arriver de rester figer un temps, mais il s’agit de mieux comprendre ce qui nous arrive puis de réagir. Ici encore, une constante : l’action. Fuir ou attaquer sont les deux actions nécessaires au changement. Sans action, point de changement !

Si vous décidez de vous attaquer à votre changement, vous avez peut-être besoin de reboucler avec le premier point de cet article et de vous reposez un certain nombre de questions de sorte à vous adapter à la situation. Si toutes vos questions ont des réponses, vous avez fait un super boulot. Félicitez-vous ! Mais il y a fort à parier que si vous avez encore peur, cette peur est celle de l’inconnue qui vous attend et qui reste inhérente à la prise de risque de tout changement de vie. Et celle-là, nous allons en prendre soin et l’inviter à faire le chemin avec nous de sorte à lui démontrer que l’on a bien travaillé et que l’on est capable de faire face aux inévitables rebondissements !

Notez qu’il n’y a pas de culpabilité à fuir. Peut-être avons-nous pris conscience que ce que nous avions imaginé ne nous correspond pas ? Ou peut-être que c’est trop tôt ? Retenez que cette introspection vous aura appris quelque chose. Et que ce quelque chose vous servira tôt ou tard. Savoir ce que l’on ne veut pas faire est très utile pour la suite.

Dans tous les cas, parlez-vous et informez votre peur (comme un dialogue intérieur) de votre choix.

Au passage, ce qui est amusant lorsque nous accueillons notre peur et lui proposons de nous accompagner pour la suite de l’aventure, c’est que son intensité diminue. Je l’ai personnellement vécue, et d’autre en témoigne. Alors faites-vous votre propre opinion, vous n’avez rien à perdre à essayer.

 

03.

Agir ! 

Vous avez identifié votre peur.

Vous vous êtes posé des questions et avez trouvé des réponses.

Vous avez senti au fond de vous que le moment était venu, sans pour autant essayer de supprimer totalement la sensation de peur qui est « normale ». Peut-être a-t-elle disparu, et c’est tant mieux.

Il vous reste à appliquer votre plan d’action.

Continuez d’écouter vos sensations qui seront longtemps votre guide.

Et sur le chemin, il est possible que vous rencontriez des difficultés. Que vous considériez même ces difficultés comme des échecs ! Les échecs ne sont que « des succès qui s’ignorent » et qui vous apprennent beaucoup sur votre projet et sur vous. Il est intéressant de transformer ce que l’on appelle subjectivement des « échecs », en apprentissage, en enseignement ou encore en moyens de progrès.

Notez que si vous avancez malgré une certaine dose de peur, c’est que vous avez du courage. Le courage n’existe que parce que la peur est présente. Avancer sans peur n’est pas du courage. Alors si vous avez le courage d’avancer vers vos objectifs malgré la dose de peur qui vous reste, félicitez-vous ! J

Vous êtes courageux !

À très vite.

M.TLM

 

Et vous ? Comment c’est pour vous aujourd’hui ? Que vous dit votre corps ? Le sens, vous l’avez ? Et comment vous faites-vous des pauses pour réfléchir ?