Comment savoir qu’il faut changer sa vie ?

 #1 – Mon histoire

Malaise, mauvaise humeur, boule au ventre, certains signes ne trompent pas. S’exercer à les comprendre, c’est apprendre à se connaître et savoir ce que nous ne voulons plus, pour donner à sa vie une nouvelle direction. Mais par où commencer pour s’offrir l’opportunité de changer de vie ?

Les 3 choses à faire pour amorcer un changement dans sa vie

 

Comment tout a commencé pour moi : 

    • [M.Sceptic] : Ben oui ! Comment as-tu su qu’il fallait changer de vie ?
    • [M. TLM] :  En fait, tu n’es pas obligé de changer de vie… Mais il arrive que dans la vie, qu’il y ait des signes qui te poussent à remettre en question une partie de ta vie. Je vais parler ici de vie professionnelle, mais la démarche et l’introspection peuvent être valables pour tout autre domaine de vie (sport, couple, amis, etc.)

En ce qui me concerne, tout a commencé il y a un an et demi. Je commençais à la fois à avoir envie de faire autre chose et à perdre le sens que mon travail avait pour moi. Je travaille dans l’informatique dans une entreprise de plus de 20.000 salariés. Je suis manager d’une équipe de plusieurs personnes et ça va faire 7 ans que je suis sur le même poste. Jusque-là, j’avais changé tous les 5 ans, mais là, ça commence à se compliquer. Monter dans la hiérarchie ? Les places sont rares et les postes occupés ! Attendre qu’ils se libèrent ? Pas sexy et je ne suis pas patient ! Bouger, changer de job ! Allez j’y vais !

 

01.

Savoir nous écouter pour détecter ce que nous devons changer !

 

Ce n’est pas tant qu’il me fallait changer de vie, comme ça, dans l’absolu, c’est juste qu’en écoutant et en observant mon corps, mes sensations, mes malaises, mes douleurs, mes humeurs, et bien j’ai compris que pour m’épanouir et ne plus subir, il me fallait changer quelque chose. Restait à savoir quoi ? Après tout, avoir la boule au ventre le matin en se levant, ça ne dit pas « C’est à cause du travail ! ».

Alors il faut continuer de s’écouter et c’est une des clés. Pour certains, c’est trivial d’écouter son corps, et c’est tant mieux, mais dans mon cas, après 20 ans de boîte, mon corps ne pouvait pas me dire que la vie normale des gens c’était autre chose que d’aller travailler, de gagner de l’argent et de faire vivre sa famille. Donc si je ne suis pas très bien en ce moment, je me mens sans doute à moi-même, mais c’est sans doute pour d’autres raisons. Parce que je ne peux pas changer de travail comme ça !

    • [M.Sceptic] : Ben, t’as qu’à changer de boulot si tu ne t’éclates plus dans le tien ?
    • [M. TLM] : Absolument ! Comme la vie « normale » (à mes yeux à ce moment-là), c’est de travailler, gagner de l’argent et faire vivre ma famille, ben oui, j’ai qu’à changer de travail… Et après tout, ça aurait pu suffire…

Oui, ça aurait pu suffire, mais j’écoute mon corps encore et encore… Je réponds à quelques annonces en interne et en externe à mon entreprise. J’ai des réponses plutôt concrètes tantôt et parfois des non-réponses… Du coup, je me projette, je m’imagine dans mon petit monde de l’informatique et je ressens toujours comme un malaise. Je ne franchis pas le pas lorsqu’on me dit oui, et j’arrête assez rapidement de chercher, parce que mon salut n’est sans doute pas par là !

    • [M.Sceptic] : Ben, t’es bien avancé maintenant !
    • [M. TLM] : Au risque de te surprendre, je dirai que oui finalement. J’ai avancé dans ma réflexion. Savoir ce que l’on veut est une très bonne chose, mais savoir ce que l’on ne veut plus est instructif aussi.  Après, nous sommes d’accord : l’idéal étant de savoir précisément ce que l’on veut et même de le formuler de façon positive. En attendant, je progresse dans ma réflexion, et tant que j’avance, pas après pas, je me rapproche de mon objectif…

02.

Donner du sens à ce que nous faisons, pour savoir dans quelle direction aller. 

Sqvoir quelle direction prendre pour changer de vie

Être au clair avec le sens que l’on donne aux choses que l’on fait ! Notamment en ce qui concerne ton job qui te prend au bas mot 40 heures de ton temps chaque semaine. Et c’est là que je commence à me dire que ce n’est pas seulement mon environnement de travail, mais aussi le sens profond de mon activité qui fait naître en moi un malaise.

J’ai pourtant fait le choix, assez rapidement dans ma « carrière », de manager des personnes pour orienter mon activité quotidienne vers de l’humain, mais les défis techniques, les contraintes de personnel, les biais politiques ne rendaient pas ma fonction de manager très agréable et le sens du travail que l’équipe devait réaliser ne me parlait plus… Je ne dis pas que mon travail en soi est bien ou mal. Je dis juste qu’à moi, à ce moment-là, ce n’est plus motivant. JE ressentais aussi une certaine lassitude.

Et sans doute que le passage de la quarantaine a influencé mon malaise, et mon envie d’autre chose, mais à la limite, peu importe. Ça peut arriver à 30 ans, et même à 20 ans à la sortie des études. Mais il est vrai qu’à 40 ans, c’est plus fréquent. On rentre statistiquement dans une période, où l’on recherche du sens dans sa vie. On a l’impression d’être un peu à mi-parcours, alors on se pose des tas de questions comme « Et qu’est-ce que j’aurai fait dans ma vie ? ».

Il y a un exercice intéressant à faire à ce sujet… Posez-vous la question de savoir ce que vous imaginez que vos proches ou très proches, pourraient dire de vous lors de votre oraison funèbre ? Ou si vous préférez, imaginez ce que vous pourriez vous dire à vous même, en regardant votre vie et la manière dont vous l’avez conduite, la veille de votre mort ? Prenez votre temps pour l’imaginer.

    • [M.Sceptic] : Un peu macabre ton truc !
    • [M. TLM] : Ce n’est pas faux, mais ça reste de l’imagination. C’est un exercice rudement instructif tu verras ! Après, moi, je n’oblige personne, hein. 😉

Cette exercice vous invite à réaliser ce qui peut vraiment compter pour vous et ce que vous pourriez regretter de ne pas avoir fait. Et cette chose là semble avoir du sens pour vous. Il convient de l’explorer, c’est peut être important pour vous. Et ça rejoint la troisième chose que j’ai apprise à cette époque, si tu veux que les choses prennent leur place dans ta vie et notamment quand tu ne sais pas exactement vers quoi te tourner, il peut être utile de se réserver des moments de pause dans nos vies trépidantes.

 

03.

Nous réserver des temps de pause pour laisser les choses prendre leur place 

Changer de Vie et méditation

C’est là que personnellement, j’ai commencé à me tourner vers la méditation. À chacun de trouver sa méthode, mais j’ai beaucoup lu sur le sujet et il y a en fait de nombreux méditants occidentaux qui ne sont pas des moines !  De grands patrons, des leaders, et autres personnes inspirantes pratiquent quotidiennement la méditation. Ces temps de pause sont précieux et apportent des réponses à nos questions profondes.

Je passe sur tous les bienfaits que la méditation peut apporter en plus sur la santé. Et puis, la méditation, tu n’es pas obligé non plus de la faire en position du lotus inversé.  Une ballade dans la nature, de la course à pied et tu as tout ce qu’il faut. Zéro budget! Peut-être un  livre (ou des ressources Internet)  et ma proposition de livre : Méditer Jour après Jour de Christophe André

 

    • [M.Sceptic] : Si je résume, tu écoutes ton corps, tu cherches le sens dans tes actions et tu te réserves des temps de pause pour laisser les choses émerger et prendre leur place et faire sens pour toi, c’est ça ?
    • [M. TLM] : Exact ! C’est un bon début en tous cas.
    • [M.Sceptic] : Mais combien de fois par semaine je prends ces temps de pause ? Combien de temps de réflexion ?
    • [M. TLM] : Là, ces réponses t’appartiennent. A priori, tu me ressembles, tu as toi aussi envie de changer de vie, mais comme je le disais dans un article précédent, tu restes unique. Je donne de grands principes qui m’ont aidé et qui peuvent t’inspirer, mais ton travail à toi, c’est de les adapter à qui tu es.
    • [M.Sceptic]: Et bé, c’est du taf !
    • [M. TLM] : Tu verras ça passe crème. Après, je ne vais pas te dire que tout va être simple, trivial et sans effort. Ce serait te mentir, et c’est le contraire de l’objectif de ce blog. Il s’agit de ta vie. De donner du sens à ta vie. Il va te falloir fournir les efforts qui vont bien. Mais, je pense personnellement que les efforts seront récompensés.

À très vite.

M.TLM

 

Et vous ? Comment c’est pour vous aujourd’hui ? Que vous dit votre corps ? Le sens, vous l’avez ? Quand et comment faites-vous des pauses pour réfléchir ?